Les idées reçues sur les maisons en bois

Construire une maison en bois présente un atout majeur pour l’environnement que pour la beauté du site où elle est édifiée. Cependant beaucoup de préjugés maison bois sont entretenus à tort, ils peuvent être un frein pour certaines personnes qui en pincent pour son esthétisme. Avec un recul et une bonne réflexion, on voit que le bois a été toujours le matériel le plus utilisé depuis -400 000 ans dans la construction. Une maison en bois contribue-t-elle alors dans la lutte contre l’effet de serre ? La réponse se trouve dans les idées reçues suivantes entre autres.

Elle brûlerait facilement et est moins solide ?

Le bois sert certainement de combustible dans le barbecue ou pour se réchauffer auprès de son cheminée en hiver. Cependant en se référant à ses propriétés, il garde celles mécaniques qui sont propres aux matières résistantes au feu. En d’autres termes, le bois a une faible conductivité thermique, ce qui présente moins de risque de déformation en cas d’incendie à cause de la lenteur de la combustion. Outre cette capacité énorme du bois à résister au feu, il est aussi une matière fiable sinon il ne serait pas autant utilisé dans la construction des maisons qui traversent des siècles partout dans tous les continents. Peut-être chaque pays a sa propre moyen de conservation, pourtant une chose est sûre, il ne disposait pas encore d’antan tous les procédés de protection qui existent actuellement. Un matériau durable, il n’y a ni tassement, ni fissure avec le bois et comme tout matériel, des soins et des entretiens sont les secrets de sa longévité. Après tout, tout constructeur sait que le bois destiné à bâtir une maison est actuellement traité de manière définitive.

Moins isolée, donc plus appropriée aux climats chauds et sec ?

Naturellement isolant, le bois est très performant pour le stockage de la chaleur, il a par ailleurs la capacité de réguler l’humidité de façon naturelle. Ainsi, vous ressentirez moins chez vous le froid provoqué par l’humidité, ce qui vous permet une économie d’énergie par rapport au chauffage. Tout cela est expliqué par de nombreux tests sur l’étanchéité de cette matière, ce qui offre un confort puisque l’intérieur de votre habitation est frais en été et chaud en hiver. Par rapport à la résistance aux intempéries en revanche, votre habitat ne craint même pas les conditions les plus extrêmes de l’hiver. Toutes ces maisons en ossature bois plus sophistiquée de Canada, les traditionnelles maisons colorées de Groenland ou les fermes en maison à base d’herbes mais avec du bois de l’Island en font la preuve ; en restant en France, les maisons à colombage existent encore depuis presque cent ans. Dans tous les cas, la durée de vie d’une maison en bois ne dépend pas du climat, et pareille qu’elle soit en ossature bois, métallique, en parpaing ou en béton.

En plus d’être chère, sa construction encourage la déforestation ?

Les coûts d’une construction incluent les mains d’œuvres, lesquels reviennent moins chers pour une maison en bois car le délai d’exécution du chantier est si court. En voilà des économies de plusieurs journées auxquelles s’ajoutent celle qui va jusqu’à 20% en chauffage, de pareille édifice est d’ailleurs réalisée dans le respect de la norme de la réglementation thermique RT 2012. La dernière économie concerne alors les frais de déplacement et le chantier que pourraient engendrer la construction. Une grande partie des travaux est effectivement effectuée en atelier allant du découpage aux assemblages.  Mais le plus grand atout d’une pareille construction est que le bois est une ressource renouvelable, et il n’atterrirait pas au chantier s’il ne venait pas des coupes des forêts bien gérées. Il ne peut pas par conséquent être coupé qu’à maturité en vue de permettre à la forêt de se renouveler pour mieux absorber les CO2. Toujours dans cette optique de mise en valeur de l’enjeu de la gestion sylviculture, la considération des entretiens et des reboisements en font certainement partie.