Historique des maisons en bois

On dit que le bois est une matière non durable, certainement par rapport à la pierre, il est vite périssable. Pourtant à croire toute l’ histoire maison bois, en plus d’accompagner depuis très longtemps l’humanité dans la construction de son habitat, il laisse des traces de son passage parmi les vestiges, voire les maisons qui existent encore. Malgré l’évolution de l’industrie qui laisse la place aux bétons, il reste l’un des matériaux très respectueux de l’environnement et il aura encore sa place dans le futur qui commence dès aujourd’hui pour les États-Unis entre autres pays. Panorama.

Avant la révolution industrielle

La première habitation reconnue en bois datait des -400 000 ans et sa trace se trouve à Nice dans le site intitulé Terra Amata. Il ne s’agissait pas encore des maisons mais des huttes très précaires. Ce n’est que vers -12 000 à -1 000 ans que les constructions en maison ont commencé à exister avec une ossature en bois et poteaux implantés au sol. Cette technique a été gardée par la Gaule et jusqu’en haut Moyen-âge. Le bois était encore au cœur de la construction de maison dans le Moyen-âge central, XIe au XIIIe siècle en tant que poteau-poutre à ossature mais associé à des pierres et des terres cuites. La maîtrise du système à colombages a été en revanche faite dans le bas Moyen-âge du XIVe et XVe siècle. Quant à la Renaissance, cette époque se distingue certes par les maisons en dur, spécialement les bâtiments publics, militaires, religieux et quelques maisons des classes supérieures. Bien que l’époque moderne des XVIIe et XVIIIe siècles ait vu la profusion des constructions en dur, les régions montagneuses et certaines zones perpétuent les techniques à ossature en bois.

Les guerres de 1870 et 1914-1918

L’époque de la révolution industrielle  a fait naître la maîtrise des énergies que ce soit hydrauliques ou thermodynamiques. Cette évolution a par la suite engendré le système de production manufacture qui s’est vite changé en industrie, laquelle tourne au fait avec du charbon et des produits miniers. Il faut également des mains d’œuvre pour la faire avancer, ce qui a impliqué un exode. Dans l’univers de la construction, les bois se font rares et ne contribuent plus à la fabrication des maisons, ce sont les murs épais qui se dressent. Le temps passait et la situation au niveau des industries a dévié à la course aux armements pour subvenir au besoin de la première guerre mondiale. Si pendant cette période, l’industrie métallurgique s’activait pour la production des équipements militaires, pour poursuivre ses activités elle a dû se tourner vers des nouveaux produits lorsque la guerre a fini. C’est de cette façon que les ferraillages des bétons ont été développés en vue de fournir entre autres des habitats pour les ouvriers des usines, lesquelles ont par ailleurs tournées vers la production des engrais, des pesticides, des nylons et des plastiques.

Dans les années 1980 et le futur du bois

Une remise en valeur de cette matière première par les pouvoirs publics a remis en surface son utilisation dans la construction. Il y a l’accord entre les maîtres d’ouvrage et les organismes professionnels, lequel consiste à construire 6 000 logements pendant une période de 3 ans. La réussite de ce projet avec l’achèvement des travaux bien avant le délai a incité les particuliers à l’utilisation des bois dans les maisons moyennes et hautes de gamme. Et c’est ainsi que des charpentiers professionnels se sont alliés dans le Comité national pour le développement du bois (CNDB) pour la promotion du bois. En d’autres termes, suite à tous ces surproductions de produits chimiques, les préoccupations environnementales commencent à s’intéresser aux habitats respectueux de l’environnement. Grâce à cette histoire maison bois, nombreux pays ont conscient de son importance, voilà pourquoi 60% des maisons aux pays Scandinaves sont en ossature bois. L’Allemagne en a pris conscience aussi avec un taux de 30% contre 90% des nouvelles constructions aux USA sont réalisées avec cette matière toujours en ossature.